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Pirates des Caraïbes 2 : le côté obscur de Jack Sparrow

Pirates des Caraïbes 2 : le côté obscur de Jack Sparrow
Beaucoup vous diront : "je m'attendais à être déçu". Absurde, absolument absurde. Aussi insensé que s'attendre à la surprise ! Dans votre grand discernement, vous pourrez leur rétorquer : "Mon cher, ce que vous dites-là est typique : soit vous êtes un grand pessimiste et minimalisez vos attentes en pressentant le pire, soit vous vous préparez à ne pas cautionner un film qui de toute façon va cartonner, crachant sur le succès en pur français que vous êtes." Ainsi, vous passerez pour un parfait snob. Mais là n'est pas notre sujet... ou plutôt si. Car la tradition veut qu'une suite soit lynchée quand elle a le malheur d'être un peu moins bonnes. Normal, ça sent le coup marketing à plein nez...
Stop ! Détachons nos mirettes des affiches publicitaires et concentrons-nous sur le film en lui-même. Pas de doute : il est plus navétaire que le premier. Tout ce qui a fait le succès de "la malédiction du Black Pearl" est ici décuplé, histoire de dire au spectateur : "Ah ! Vous avez aimé ? Alors prenez ça dans la face ! La même chose mais avec le double d'effets ! Oh yeah !" Ce qui donne des situations souvent lourdes et purement blockbusteriennes - donc drôles malgré elles ; la palme revient à Will et Elizabeth qui se déclarent leur flamme qur une musique violonissime avec petits sourires niais et bouches béantes à la pelle (...c'est le cas de le dire !...pardon !). Cliché hilarant...ou rasoir. De même, le scénariste semble s'être amusé comme un petit fou à créer des péripéties qui n'en finissent pas : "Enfin fini !... Raté !". Epuisant ! Souvent trop convenu mais parfois vraiment jubilatoire - vous ne sortirez pas indemne du duel à l'épée sur une roue de moulin à eau big size !
Bon, je vous vois venir... et Johnny Depp dans tout ça ? "Johnnyyyyyyy !!!!" Il ne faut pas se leurrer : la réussite du premier opus reposait essentiellement sur le personnage de pirate rock'n'roll qu'il avait créé. Alors forcément, on attend tous le deuxième opus POUR Sparrow. Bingo ! Il est une fois de plus jubilatoire, bien qu'il suive la ligen générale du film, c'est-à-dire qu'il en fait des caisses : il marche comme s'il n'avait jamais en-dessous de quatre grammes d'alcool dans le sang; il grimace à la moindre émotion tel un héros de cartoon et porte un costume plus inutilement chargé que jamais. Qu'importe. C'est tellement bon ! Mauvaise foi ? Possible... D'un côté, Sparrow a tout d'un branquignol, de l'autre côté, le film cherche à jouer sur sa part de mystère. Bien sûr; cela relève de la grosse ficelle scénaristique, mais l'avantage est que cela apporte son aspect plus sombre et torturé à ce deuxième volet, ajoutant au spectacle permanent.
Et le spectateur sort, repu de cette débauche d'effets spéciaux, les mirettes remplies d'océan et de bestioles, les oreilles bourdonnantes, à en tituber tel Jack Sparrow. Les infatigables se rueront sur le 3...

Ca va cartooner !

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"Bah ? Où est le coeur ? Il est où le boum boum ?!"
# Posté le mercredi 27 décembre 2006 09:15

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