Mélo tout ça ? Cela pourrait l'être, s'il n'y avait la mise en scène d'Alain Resnais. Bien qu'il n'évite pas parfois les procédés lourds et les quelques erreurs de directions d'acteurs, il choisit une mise en scène qui se veut sobre sans pour autant négliger la recherche (pas au sens masturbatoire de l'élite française !). Ainsi, on retiendra surtout les dernières images, à la fois symboliques et émouvantes, illustrant notre solitude pesante : nous sommes seuls en scènes, dans la lumière. Selon les personnages, cette lumière est ressentie différemment. Pour les uns, elle met l'accent sur l'ombre, pour d'autres, c'est la lumière de Dieu (la religion, un remède à la solitude ?)... A chacun son vécu dans la même solitude.
On ressort de ce film le coeur chaud et glacé à la fois, affectés par un portrait si pessimiste, à peine nuancé par des touches d'espoir, la lumière.
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En espérant ne pas avoir fait de contresens. On ne sait jamais, vu que de nos jours, c'est le règne de la connerie... et que je ne sais toujours pas dans quel camp je me situe ! Indulgence, please...
Mention spéciale à Arditi, roi de l'émotion retenue prête à exploser. L'état de grâce...
