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APRIL SNOW

APRIL SNOW
Hey I'm back ! Mais ne rêvez point trop ! Cet article n'est autre qu'un oasis au milieu du désert ! Ces prochains jours, pour cause de spectacle de danse, de théâtre et surtout de BAC (maths, enseignement scientifique et français), je ne compte même pas avoir le temps de trouver l'inspiration dans les méandres de mon esprit ! Si en plus j'ai l'intention d'aller au cinéma, alors là...
La critique que je vous propose aujourd'hui est un petit miracle, une illumination en plein cours d'anglais, une divagation de ma plume. Ne m'en voulez pas en revanche si l'expression est moyenne ou si l'analyse est ridicule, d'autant qu'il faut avoir du courage pour s'attaquer à un film asiatique sans s'appeler Mike !

Il y a du "In the mood for love" dans cette histoire d'amour pudique : un petit air de déjà-vu nullement nuisible. N'y a-til pas chez ces deux amants trompés des petits airs de M. Chow et Mme Chan? N'y a-til pas un peu de Sancerre ??!! Ce pauvre Sancerre, dans le magnifique livre "la princesse de Clèves" (Madame de La Fayette) qui apprend peu de temps après la mort de son amante qu'elle le trompait : dans un monologue génial, le pauvre se plaint de ne savoir pour quelle raison pleurer. (C'est moi ou je suis légèrement obsédée par mon bac ???!!) Ce tiraillement entre le désespoir et la rancoeur est exprimé dans "April Snow" par le silence. Hur Jin-Ho le distille, observe ses protagonistes avec compassion et s'amuse par un exercice de style des plus consciencieux (qu'il finit par transcender) à rapprocher le couple dans le cadre par des reflets, des arrière-plans, jusqu'au superbe gros plan de la réunion, où la pudeur laisse place à la tendresse (Ah ! si les hommes pouvaient être aussi délicats !!!)
"April Snow", c'est aussi une émotion qui ne déborde jamais. Il y a cette scène magnifique (en photo) où Seo-Young ne peut plus contenir ses larmes, elles pèsent et pèsent mais elle ne peut pas éclater en sanglots en présence de son ami : elle sort alors de la voiture... et c'est l'explosion. Hur Jin-Ho place alors sa caméra ni trop près, ni trop loin pour atteindre l'état de grâce. Il n'y a qu'à s'incliner devant la poésie, rigoureuse et délicieusement subtile de ce bijou.
Pourtant, le film pourrait atteindre des dimensions supérieures si le dernier quart d'heure ne tournait pas au remplissage. Il ne suffit pas de s'éterniser sur des larmes pour émouvoir, il ne suffit pas de laisser le silence agir et il est inutile de s'attarder sur un concert qui s'amène comme un cheveu sur la soupe. On ne lui en tiendra pas rigueur car ce film est déjà une des merveilles de l'année et s'est solidement ancré dans mon top de l'année !

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Voilà, modeste retour. J'espère un long commentaire de Mike, dois-je rêver ?!
# Posté le mercredi 31 mai 2006 16:40

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