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Aurore

Aurore
Il faut être fou, il faut vraiment être fou pour réaliser un tel film de nos jours, un film totalement onirique et romantique et qui s'assume pleinement. Merci Nils Tavernier de nous offrir cet OVNI du paysage cinématographique actuel, et j'insiste sur le mot ACTUEL car il fut un temps où rêver de princes charmants n'était pas interdit, le temps d'un certain Jacques Demy... et "Aurore" est aussi naïf qu'un "Peau d'âne"... pardon, qu'un "peau d'âââââne", parce que le film est largement passé dans la catégorie des chefs-d'oeuvre et qu'il n'est pas permis d'en dire du mal. "Aurore" n'est pas qu'un hommage cinématographique, c'est avant tout un merveilleux cadeau aux amoureux de la danse classique, néo-classique et contemporaine, et les chorégraphies de Caroline Carlson (et de Kader Belarbi qui signe la plus belle de toutes !), la présence de Nicolas Le Riche et Marie-Agnès Gillot et les apparitions clin d'oeil de Mélanie Hurel, Kader Belarbi et Yann Bridard viennent ajouter au plaisir des amateurs... mais on en redemande ! Après tout, les gens ne vont-ils pas voir "Aurore" pour cela ? Mais Nils Tavernier n'a pas voulu faire un film uniquement destiné aux danseurs et a réduit les temps de chorégraphies ; le souci, c'est qu'il n'a pas le scénario suffisamment travaillé pour accrocher les novices. On devine que le passage du documentaire à la fiction n'est pas aisé et on attend encore des progrès au niveau de la direction des acteurs et de la rédaction des dialogues. Soyons indulgents car l'effort est louable, et quoiqu'il en soit, on se régale les yeux d'images somptueuses, véritables peintures qui peuvent largement rivaliser avec l'esthétisme de Bruno Delbonnel : ça mérite même un césar, sinon deux !
Pour être honnête, "Aurore" est le genre de film que j'attendais depuis des années, mêlant univers féérique et danse et le film représente tout ce dont j'avais besoin ce soir-là pour partir loin, très loin de mon oral de TPE (!) et du stress du quotidien. Il n'y a qu'un ordre pour apprécier ce joli conte : retournez en enfance !
Ah ! Nicolas Le Riche ! Excusez-moi de m'extasier mais il y a de quoi envier Margaux Chatelier (trop juvénile, trop niaise mais quelles arabesques !) de danser avec un des plus grands danseurs étoiles de l'Opéra de Paris dont j'ai rarement eu l'occasion d'admirer les talents, sinon dans "le lac des cygnes". Mille mercis Nils Tavernier, continuez à communiquer cette passion qui ne demande qu'à être partagée, continuez à mêler cinéma et danse, c'est tellement rare !
# Posté le jeudi 23 mars 2006 14:49
Modifié le mardi 12 juin 2007 14:49

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