Je n'ai rien à dire : voici précisément le genre de film devant lequel je ne PEUX rien dire. Chef-d'oeuvre ? JE NE SAIS PAS. Je pourrais vous sortir mille jolies phrases pompeuses et creuses sur la beauté de la nature, sur le génie de Terrence Malick... bref, je pourrais vous déballer ma Cultûûûûre, mais non. Je ne m'appelle pas Télérama.
Suis-je allée voir ce film dans les bonnes conditions, d'avance conquise par l'enjeu cinéphilique que cela représentait pour moi ? Avais-je réellement l'intention de juger un tel film, moi, tellement petite dans... l'océan du septième art ! Mon premier Malick et certainement pas mon dernier. Il FALLAIT que j'aime ce film, ou du moins que j'aie les arguments pour défendre un avis quelqu'il soit : je ne les ai pas. Ce qui signifie qu'en ce moment même, j'écris les lignes les plus vides de sens de ce blog. Bonne nuit, chers lecteurs.
Pourquoi et comment faut-il aller voir ce film ? Avant toute chose, ne pas avoir à l'esprit "c'est un film Colin Farrell" (en gros, une bouse ! pardon, j'exagère), mais se dire qu'il s'agit d'un film lent, contemplatif et loin de l'Histoire qu'il prétend retracer. Pocahontas et la conquête de l'Amérique n'est qu'un prétexte ; l'Amour et la Nature sont les vrais centres de ce "Nouveau Monde". C'est beau, paisible, lyrique... Et si certains reprochent à la dernière partie de perdre sa poésie, c'est selon moi volontaire. Dans cette nature froide, taillée comme de la pierre, Malick démontre toute l'absurdité et "la laideur" de la nature dressée. Il le montre avec plus de violence encore au milieu même de la colonie lorsque Pocahontas et John Smith franchissent les portes d'un campement désertique, aride, laid et triste : regardez ce que l'homme peut faire avec ce qu'il pense être sa légitime suprématie. Regardez... certainement LE mot-clé.
Avec mes piètres connaissances, j'ose dire que "le nouveau monde" n'est pas parfait, et j'ose avancer mes arguments amateurs. Tout d'abord, Malick n'est pas très clair et la compréhension est difficile lors du départ de Smith et de l'arrivée de Rolfe (ou alors je suis vraiment glandue !) : le film a tellement de non-dits que l'Histoire avec un grand H en devient floue et pire que secondaire... lointaine, oubliée. Je comprends que l'intention de Malick ne soit pas dans la narration simple des événements, mais il me semble qu'il y a un minimum à respecter. D'autre part, Malick frôle parfois le lyrisme pompeux, celui qui sonne faux, forcé par un besoin de paroles, mais il évite le débordement... le film est sauvé.
Pour faire simple, allez voir ce film, rien que pour les images et la musique somptueuses, et reposez-vous : vous allez entrer dans un autre monde.
****
"Why does Earth have colours ?"
Suis-je allée voir ce film dans les bonnes conditions, d'avance conquise par l'enjeu cinéphilique que cela représentait pour moi ? Avais-je réellement l'intention de juger un tel film, moi, tellement petite dans... l'océan du septième art ! Mon premier Malick et certainement pas mon dernier. Il FALLAIT que j'aime ce film, ou du moins que j'aie les arguments pour défendre un avis quelqu'il soit : je ne les ai pas. Ce qui signifie qu'en ce moment même, j'écris les lignes les plus vides de sens de ce blog. Bonne nuit, chers lecteurs.
Pourquoi et comment faut-il aller voir ce film ? Avant toute chose, ne pas avoir à l'esprit "c'est un film Colin Farrell" (en gros, une bouse ! pardon, j'exagère), mais se dire qu'il s'agit d'un film lent, contemplatif et loin de l'Histoire qu'il prétend retracer. Pocahontas et la conquête de l'Amérique n'est qu'un prétexte ; l'Amour et la Nature sont les vrais centres de ce "Nouveau Monde". C'est beau, paisible, lyrique... Et si certains reprochent à la dernière partie de perdre sa poésie, c'est selon moi volontaire. Dans cette nature froide, taillée comme de la pierre, Malick démontre toute l'absurdité et "la laideur" de la nature dressée. Il le montre avec plus de violence encore au milieu même de la colonie lorsque Pocahontas et John Smith franchissent les portes d'un campement désertique, aride, laid et triste : regardez ce que l'homme peut faire avec ce qu'il pense être sa légitime suprématie. Regardez... certainement LE mot-clé.
Avec mes piètres connaissances, j'ose dire que "le nouveau monde" n'est pas parfait, et j'ose avancer mes arguments amateurs. Tout d'abord, Malick n'est pas très clair et la compréhension est difficile lors du départ de Smith et de l'arrivée de Rolfe (ou alors je suis vraiment glandue !) : le film a tellement de non-dits que l'Histoire avec un grand H en devient floue et pire que secondaire... lointaine, oubliée. Je comprends que l'intention de Malick ne soit pas dans la narration simple des événements, mais il me semble qu'il y a un minimum à respecter. D'autre part, Malick frôle parfois le lyrisme pompeux, celui qui sonne faux, forcé par un besoin de paroles, mais il évite le débordement... le film est sauvé.
Pour faire simple, allez voir ce film, rien que pour les images et la musique somptueuses, et reposez-vous : vous allez entrer dans un autre monde.
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"Why does Earth have colours ?"
