Il y a tout d'abord Cécile de France, la fée Clochette de ce microcosme, la lumière de ce monde fermé dont elle nous ouvre les portes. Elle est sur un nuage. Suzanne Flon le dit elle-même : "tu es mon rayon de soleil" et on ne la contredira pas ! Dans la lumière, on retrouve également une Valérie Lemercier explosive qui met tous ses talents comiques au service d'un personnage haut en couleurs pour nous régaler de scènes pétillantes et hilarantes. "Ah ça ! Feydeau, c'est un rappeur à côté de Shakespeare, hein !" Dans un autre registre, Claude Brasseur et Albert Dupontel se disputent la palme de l'émotion. Le premier atteint des sommets et prononce les plus beaux aphorismes du film "A mon âge, le temps qui passe devient le temps qui reste." ; le second se révèle très émouvant car prêt à exploser à tout moment. Et puis il y a Christopher Thompson, Laura Morante, Suzanne Flon... "J'ai eu une belle vie" déclare-t-elle avant qu'un furtif "A Suzanne" n'apparaisse à l'écran. Sa dernière phrase au cinéma, simple et bouleversante. Quel hasard ! Quel hommage !
Un bon film choral ne se fait pas non plus sans des dialogues dignes d'être déclamés par les plus grands acteurs. A ce niveau, la famille Thompson ne faillit pas, partant de cette simple phrase "J'ai toujours adoré le luxe moi. mais comme je pouvais pas y vivre, j'ai décidé d'y travailler." pour exposer une galerie de portraits soignés. le moins intéressant de ces personnages est sans doute la pouf de Claude Brasseur dont l'histoire est banale MAIS sauvée par un "On se croirait dans les feux de l'amour !". Ouf ! De toute façon, c'est toujorus pareil : chacun a son personnage favori, à vous de choisir lequel. Dommage que la réalisation ne soit pas aussi soignée : "fauteuils d'orchestre" ne révolutionne en rien son propre genre mais offre néanmoins quelques plans remarquables comme celui de la scène d'amour qui évince la tradition en restant pudique. Techniquement, Danièle Thompson a mal choisi son équipe : vive les fautes de scripte !
Ces quelques bavures n'enlèvent rien au plaisir que l'on ressent face à ce joli regard porté sur les artistes.
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On oubliera le coup marketing des "poupées russes" bis que l'affiche veut faire passer par une copie du patchwork de Klapisch.
