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Les clichés des littéraires

Les littéraires sont des feignants

Vrai. Difficile de contredire lorsque l'on entend chaque jour un prof répéter "vous ne tra-vail-lez pas !" Cela se confirme d'autant plus à la vision des énormes cernes sous les yeux des élèves, alors que, chose étrange, ils sont les plus gâtés en matière d'horaires. Ne rien glander, ça fatigue !!! Il suffit de voir le taux d'absentéisme qui surpasse toutes les autres sections pour constater que, plus on a de temps libre, plus on sèche.

La L, ce sont des heures d'ennui interminables en cours de français.

Vrai et faux. Certes, certes, nous avons beaucoup d'heures de français (6 en première) mais les littéraires sont censés être motivés par l'amour des textes et donc se passionner à chaque clé que donne le professeur. Seulement, on ne va pas vous mentir, en cas de professeur médiocre, la passion ne suffit pas et l'ennui s'installe. C'est pourquoi j'ai le bonheur cette année de m'ennuyer profondément en français... et pas que.

Les littéraires sont nuls en maths.

Vrai et faux. D'une manière générale, l'affirmation est véridique, mais il existe - et heureusement pour les profs - quelques exceptions. Comme nous a dit notre ex-prof de maths, "il y a des littéraires matheux!" (je vous épargne la suite du speech, de peur de vous endormir...). Ces gens-là sont censés faire option maths, sauf qu'ils sont tellement rares qu'ils se trouvent dans l'impossibilité de la faire faute d'effectif. Dommage ! D'autres sont des matheux malgré eux, doués mais qui n'en ont rien à foutre, bref, les plus agaçants.

Les littéraires sont des nanas.

Faux. Il existe bien évidemment des hommes en L, ou des littéraires dans l'âme cachés dans une autre section. Sauf que les moeurs veulent que les hommes fassent S ; tout homme qui se respecte doit faire S pour avoir un bon métier et nourrir sa famille. La L n'offre pas de débouchés, c'est évident ! Toujours est-il que les rares garçons qui ont un esprit et des parents évolués, et qui se retrouvent donc au milieu de la clique féminine littéraire sont un centre d'intérêt peu négligeable dans la classe...

La L est une classe poubelle

Faux. Merci de ne pas prendre cette classe pour la dernière solution avant de se suicider ou d'épouser un(e) milliardaire parce qu'on a le cerveau d'une moule ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a des motivés en L qui ne peuvent vivre sans leur plume, sans Rousseau ou Baudelaire voire sans Chateaubriand (quoique je n'en aie pas la preuve). En réalité, la L est à la fois un ticket pour la glandouille et une opportunité de ne faire que les choses qui nous plaisent, de se débarrasser de toutes ces matières parasites que les élèves n'affectionnent plus guère de nos jours (pardon pour les fous qui se passionnent pour la physique !). La L est donc un énième choix de paresse, bien sûr, un choix par défaut et surtout un choix par passion !

Les littéraires sont des marginaux

Faux. Excusez-moi de rire lorsque j'entends des fashion victim prétendre que les L sont des marginaux. La L est certes une homogénéité de glandeurs mais elle est la plus hétéroclite des classes, qui contient autant de mannequins tout droit sortis de « jeune & jolie » que d'intellos (plus rares), autant de fumeurs de joints que de timides accros au fond de la classe. Tout comme les scientifiques ne sont pas tous des boutonneux binoclards, les littéraires ne sont pas tous des timbrés de la vie. La chose est dite, même si elle paraît évidente !
# Posté le jeudi 23 février 2006 14:58

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