"Tout le monde décède mais personne ne meurt."
"Arrête. On ne joue pas avec Dieu. Je vais le dire à Maman !"
"Maman, tu te souviens de tes vies antérieures ?"
"A chaque fois que je veux jouer avec toi, tu dors. Peut-être que tu as été fainéant dans une vie antérieure."
Dépaysant
Enrichissant
Charmant
Amusant
Fascinant
Lent
"Le chien jaune de Mongolie" fait partie de ces films rares au cinéma, ceux qui font voyager mais qui n'en oublient pas de poser des questions, de donner une belle vision du monde teintée d'un soupçon de gravité. Le problème, c'est que ce n'est pas le cinéma le plus attirant car il souffre de lenteurs et d'une histoire trop faible. Byambasuren Davaa oublie trop souvent sa trame pour s'échapper sur la question - très intéressante - de l'arrivée de la modernité dans la vie nomade. La réalisatrice connaît son sujet et introduit subtilement et progressivement cette modernité grossière dans la nature sauvage : elle symbolise sa question par une éolienne qu'elle dévoile petit à petit. Elle apparaît d'abord en ombre porté, puis en contre-jour et enfin dans la lumière, une évolution significative et très bien mise en images. Chaque plan est une merveille, mais il semble que la réalisatrice en est tellement fière qu'elle les éternise d'où cette impression de lenteur, justifiée, mais attention aux baisses de tension. Soyez en pleine forme pour vous délecter de ce film esthétique et profond.