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Ballroom dancing

Ballroom dancing

Petit article brut de décoffrage sur le premier film de Luhrmann.

Ca y est ! Je peux enfin me vanter d'avoir vu la filmographie entière d'un réalisateur ! Ahahah ! c'est là qu'il faut rire puisque la filmographie en question n'est composée que de trois films, mais quels films !

"Ballroom dancing", fait office de manifeste de la trilogie du rideau rouge, un coup d'essai du maître, mais qui n'en est pas moins intéressant.
Tout part d'un scénario très classique, prévisible : à la seule vision du laideron binoclard rejeté et du beau gosse en pleine gloire, on devine qu'elle, le laideron, deviendra jolie et que le beau gosse en tombera amoureux. Et inutile de la cacher, c'est ce qui se passe. La seule raison pour laquelle on ne rit pas vraiment des banals rebondissements, c'est la mise en scène de Baz Luhrmann, certes loin de l'ambition des films qui vont suivre, mais très prometteuse. Il y a tout d'abord les couleurs. Luhrmann n'est pas économe à ce niveau et aime à éblouir le spectateur avec force paillettes et coloris fluos, participant à l'exagération de l'ensemble, assumée, sans plus. En réalité, mieux vaut oublier les films postérieurs de Luhrmann pour n'être déçu de rien, car on a vite l'impression qu'il ne va pas jusqu'au bout de ses envies, de ses possibilités, comme s'il avait voulu ménager le spectateur, voire son producteur. Mais comme toujours, c'est dans la première séquence qu'il est le plus audacieux, et cette fois-ci, c'est buvable. De manière originale, il alterne entre un concours de danse sportive et un reportage mystérieux sur le drame/scandale déclenché par un certain Doug Hastings, façon peu banale de présenter le sujet, il faut l'avouer. D'autant que Luhrmann donne le ton : strass, paillettes, faux sourires et maquillages outranciers seront le lot de ce qui va suivre. Pourtant, Luhrmann se dirige souvent vers la simplicité lorsqu'il s'introduit dans les milieux gitans : volonté ou manque d'originalité ? Intimité ou politiquement correct ? La question reste en suspens, mais cela ne nous fait pas bouder notre plaisir. Car quoiqu'il fasse (ou presque), Luhrmann parvient à nous faire oublier les faiblesses du scénario, dilemme presque racinien "devoir ou amour ?" sans dialogues raciniens ! En outre, il rend un vrai hommage à la danse sportive qu'il filme sagement mais sûrement. Quel régal !

A life lived in fear is a life half-lived.
(exercice de diction !!^^)

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# Posté le dimanche 29 janvier 2006 16:36

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