On connaissait le Maurice Barthélémy à la renommée délirante au sein des Robins des Bois (dont je suis fanaaaaaaaaaa), réputation à laquelle il n'avait pas failli pour son premier passage derrière la caméra avec "Casablance driver". C'est avec sa deuxième réalisation qu'il nous surprend : "Papa" est un bijou d'émotion retenue. Cette histoire tragique est traitée avec délicatesse : ni cris, ni torrents de larmes. Jamais le drame n'est grossièrement mis en paroles, ce qui fait de "papa" un film peu bavard mais néanmoins naturel ; la vie, la vraie, avec ses silences, est devant nos yeux, rien n'est joué, rien n'est faux. Les acteurs y ont leur mérite. On ne pouvait rêver meilleur papa que Alain Chabat dont l'interprétation tout en finesse entre grimaces et intériorisation est parfaite. Son personnage rappelle le mythe du clown : derrière le rire, les larmes. C'est ainsi que l'on pourrait résumer le film. Pendant une heure, on ne sait pas où l'on va, ce qui s'est passé et se passera mais on rit. Puis, sur un unique plan (de génie), la gorge se noue et l'émotion atteint le spectateur. Simple mais beau.
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