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Critiquons un chef-d'oeuvre (1) : Shining

Critiquons un chef-d'oeuvre (1) : Shining
Feu Stanley Kubrick est considéré comme LE plus grand réalisateur de ce siècle. Je vous préviens tout de suite, je ne suis pas experte en ce grand monsieur, n'ayant vu justement que "Shining", et ayant aperçu quelques extraits de "eyes wide shut" (que Mère déteste parce que c'est chiant et elle a rien compris et ils font que baiser) et le fameux travelling fabuleux d'un condamné à mort pendant la guerre (c'est bien un film de Kubrick, non? J'ai comme un doute). En avançant cela, je rends ma critique d'autant plus criticable car je ne suis pas du tout le gourou des cinéphiles.
Je me rends sur la page Allociné de "Shining" et qu'y vois-je ? Moyenne spectateurs : 4 étoiles. Je lis entre autres "Stanley Kubrick nous livre ici un pur chef-d'oeuvre", "ce film est tout simplement fantastique", "un chef-d'oeuvre de l'horreur"... Bref, toujours le même tra la la. Pourquoi diable tant d'éloges ??? Le film a des qualités, certes, mais aussi pas mal d'insupportables défauts.
Au niveau des qualités, je suis d'accord pour dire que le film est relativement angoissant. Cette cultissime scène de poursuite dans le labyrinthe est un sommet d'angoisse, Jack Nicholson est remarquable et la fameuse rivière de sang est une trouvaille fabuleuse (prise au livre, je suppose). Mais cela suffit-il à l'appellation de "chef-d'oeuvre"?
Honnêtement, qui n'a pas été agacé par la musique, laide au possible, insupportable, cherchant à créer la peur là il n'y en a nul besoin ? Par exemple, ce long travelling dans l'hôtel qui finit par s'avancer vers Jack, de dos, tapant à la machine, la musique va crescendo et soudain... rien. Jack arrache sa feuille de la machine à écrire. C'est tout??? Mais c'est trop con ! Et puis c'est lent! A ce niveau, à la limite, je peux le comprendre car n'oublions pas que "shining" a révolutionné le film d'angoisse, préférant la lente descente vers la folie que les meurtriers immédiatement définis.
Autre point négatif (le pire): le personnage féminin. Je ne saurais définir la condition de la femme dans les années 80 mais il semble qu'à l'époque, la femme fût une pauvre cruche, pas finie, et aux bottes de son mari. Au début à la limite, la femme a une place normale mais lorsque son mari tourne fou et se met à vouloir la tuer, la voilà qui crie, pleure, trébuche, bave, et crie encore. Mais ta gueule!!! Quelle pauvre nunuche! Son personnage est con. Oui, la peur de la femme est nécessaire mais faut pas déconner non plus ! A force même de "aaaaaaah!" elle devient rigolotte la pauv' chtite!
Si à l'époque le film a pu faire peur par son effet de surprise, il faut savoir se détacher des éloges pour voir que Kubrick n'a pas vraiment réussi son film. Au moins, avec le temps, on n'y retrouve toujours pas de cliché, ce qui signifie que le film n'a pas vieilli, chose dont ne peut pas se vanter "halloween" par exemple.

A vos commentaires...
# Posté le dimanche 04 décembre 2005 05:58
Modifié le mardi 12 juin 2007 15:00

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