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La boîte noire

La boîte noire
Article brut de décoffrage...

"La boîte noire", c'est le troisième film de Richard Berry. J'avais vu "Moi César, etc" (titre à rallonge, insupportable) et j'avais aimé mais sans plus, surtout que je ne peux pas voir Jules Sitruk en peinture, chacune de ses apparitions suscitant en moi l'envie de le baffer. Bref, avec "la boîte noire", Richard Berry s'est rattrapé sans pour autant faire un sans-faute. Que je m'explique...
La bande-annonce est un imbroglio de réflexions sur l'être, d'amour (ahahah! le "je t'aime" tellement vendeur!) et d'action. Le film est pareil. Il peut d'ailleurs dérouter tous les adeptes de la caméra lente, bien à sa place, bref de la réalisation séculaire. Ben oui, mais va falloir s'y faire car cette caméra souvent insupportablement mouvante devient à la mode (cf "the island" ou "moulin rouge") ! Fort heureusement, Richard Berry maîtrise ici sa caméra et sait mêler parfaitement les expérimentations mouvantes avec les simples champs-contrechamps. Il arrive à recréer l'ambiance hallucinatoire du thriller psychologique, une ambiance noire et froide, à la fois moderne et rétro, une ambiance fascinante. Ouf! Chose essentielle, "la boîte noire" n'a pas de défaut de rythme. Pas de défaut de casting non plus - ah ! Formidable Marion Cotillard ! Troublant José Garcia. Mais où est l'erreur ??
Eh bien pendant tout le film, il n'y a rien à reprocher. Mais arrive la fin, la toute fin. Je ne vous révèle rien mais en gros, attendez-vous à une séance de rigolade. Première chose : l'interprétation devient ridicule, celle de Bernard LeCocq particulièrement. La faute à quoi ? A des dialogues insipides et caricaturaux, qui auraient pu être dits par Schwarzy, dans un désir de creuser un personnage vide et con. Deuxième chose : le dernier plan (ou avant-dernier) fait étrangement penser à un plan de "un long dimanche de fiançailles". Remplacez Audrey Tautou par José Garcia (nettement moins sexy !), pliez-lui la jambe et faites-la(le) souffrir et voilà, c'est idem et ça fait rire. Quand on connaît... c'est comme les références au vers 121354354 de Horace que Koppounet arrive à dénicher...

Bref, un vrai bon moment à passer gâché par une fin désastreuse.

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# Posté le mercredi 23 novembre 2005 16:53

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