Du livre au film (1) : Le monde de Narnia

Du livre au film (1) : Le monde de Narnia
Si "le monde de Narnia" sort à Noël, ce n'est pas un hasard : les bambins vont être contents. Cela dit, face à un bon film, il est facile de retomber en enfance et d'être gaga devant un conte de fées ; là, ce n'est pas le cas. La faute à l'oeuvre originale ? Peut-être. Etudions une adaptation à la Disney.

"Le seigneur des anneaux" pour enfants

Suite au succès de la trilogie de Peter Jackson et au phénomène d'héroic fantasy, Disney, petit enfant jaloux, a décidé de produire son propre "seigneur des anneaux". Et quoi de mieux pour cela que de prendre le best-seller d'un des fidèles amis de Tolkien, C.S. Lewis ? Seulement, les amis n'ont pas toujours le même talent que le modèle. En effet, "le monde de Narnia" est pitoyablement écrit. Mais, me direz-vous, étant donné que c'est de la littérature pour enfants, c'est justifiable. Et "Bilbo le hobbit" alors ? Le maître Tolkien a su respecter la littérature et la rendre accessible aux enfants, Lewis non. Il n'a transmis que des phrases pauvres, mal construites et dissonantes. Le récit est mal réparti, c'est-à-dire que le rythme général est mené non pas de façon soporifique - le livre se dévore - mais de façon très irrégulière : le début est très rapide avec UNE évocation de la guerre ("Cette histoire raconte une aventure qui leur arriva lorsqu'ils furent éloignés de Londres, pendant la guerre, à cause des raids aériens." C'est tout. Voyez déjà la laideur de la phrase!), Lucy découvre vite Narnia puis elle y reste un chapitre entier avant de retourner dans la demeure pour encore un chapitre et enfin ils retournent tous à Narnia deux chapitres plus loin... Une fois dans Narnia, tout semble obéir aux règles de bienséance : la bataille ne tient qu'en un paragraphe, et bien sûr, personne ne meurt ! Dans le film, la bienséance est moins flagrante car les règles du cinéma réclament de l'action et Andrew Adamson se devait de rallonger la bataille, ce qu'il a fait, nous offrant une séquence relativement réussie bien que proprette dans le sens où pas une goutte de sang ne coule ! Vous l'aurez compris, c'est du Disney.
D'autre part, les références au film de Peter Jackson dans celui d'Andrew Adamson sont hallucinantes tant elles sont ENORMES. Par exemple, le palais de la sorcière blanche a des portes gigantesques, vertes et lumineuses, qui dans une vue générale du palais se referment lentement et pesamment. Ca ne vous rappelle rien ? Le sommet de l'analogie étant ce moment où les héros se croient pourchassés par la méchante reine de Narnia : ils se réfugient sous un talus enneigé, et attendent effrayés sous leur abri de terre. La copie est agaçante. D'autant que dans le livre, la ressemblance ne se ressent jamais. Disney a voulu avoir son "seigneur des anneaux", il n'en a signé que la parodie.


Du sentimentalisme ras les pâquerettes

Andrew Adamson derrière la caméra est un choix étonnant puisqu'il n'a réalisé que deux films : Shrek 1 et 2, films d'animation en deçà du travail qu'exige Narnia. Les Shrek, rappelons-le, s'amusent à parodier férocement nos contes de fées chéris. Partant de là, il est facile de comprendre pourquoi Andrew Adamson a réalisé une nouvelle parodie, de film d'aventures cette fois-ci, avec son lot de bons sentiments rigolos. Une parodie n'est pas ce que l'on attendait de Narnia. Dommage ! Mais puisqu'il s'agit tout de même d'une parodie, devinez quoi, ça fait rire ! Les clichés ne nous sont pas épargnés : larmes faciles sur fond de violons, discours solennels et gna gna gna. Le livre ne regorge pas de ce sentimentalisme bon marché, peut-être justement parce qu'il n'y a pas les violons et qu'au moins dans notre imagination, les enfants pleurent vraiment et pas comme des débutants (ce qui est normal, je n'accuse pas les 4 mignons acteurs). En revanche, à cause de la bienséance, le livre est vide d'action, dans le sens cinématographique du terme. Alors comment faire un film d'aventures avec une base aussi pauvre ? Hollywood sait faire, on peut compter sur lui ! Voilà bien un des rares points forts de l'adaptation : son enrichissement. Plus d'action, autant de bons sentiments, hélas.
Il y a le même contraste dans le livre de C.S. Lewis : le narrateur s'adresse aux enfants et les prend carrément pour des cons (ex : "...demanda la voix de Peter qui [...] avait une sonorité pâle et fatiguée (j'espère que vous comprenez ce que je veux dire par une voix à la sonorité pâle)" Hum!) sauf que le hic, c'est qu'il use parfois de mots plus soutenus(comme "mirifique") et s'essaie même à la littérature, la vraie - sans y parvenir complètement bien sûr. Exemple à l'appui (attention, c'est tout un paragraphe) :
"Et Peter, qui tenait toujours son épée nue à la main, accompagna le lion à l'extrémité du plateau. Là, un magnifique spectacle s'offrit à leurs yeux. Le soleil se couchait derrière leur dos ; ce qui signifiait que tout le paysage, à leurs pieds, baignait dans la lumière du soir : la forêt, les vallées et, s'éloignant en ondulant comme un serpent d'argent (admirez la belle métaphore !) la grande rivière dans son cours inférieur.[...] Juste à l'endroit où la terre de Narnia rencontrait la mer, plus précisément à l'embouchure de la grande rivière, il y avait, sur une petite colline, quelque chose qui étincelait. Qui étincelait parce que c'était un château (maladroit) et que, naturellement, la lumière du soleil était renvoyée par toutes les fenêtres qui regardaient vers Peter et le couchant ; mais Peter trouvait que ce château ressemblait à une immense étoile posée sur le rivage de la mer. (Qu'il est poétique ce Peter!)"
Comprenez l'analogie : les deux auteurs oscillent entre leur ambition pour l'amour de leur art et leur envie de faire du "monde de Narnia" une oeuvre pour enfants.


Les personnages

"Le monde de Narnia" est une oeuvre manichéenne par excellence. Un gentil lion tout puissant, une méchante sorcière toute puissante et perdus au milieu de tout ça, quatre mignons bambins. Parmi eux, un traître : Edmund, le petit diable, égoïste, rancunier, menteur et j'en passe. Le livre ne cherche pas à justifier cette méchanceté, le film si, et de la pire des façons. Comme dit précédemment, il n'y a dans le livre qu'une référence à la guerre alors qu'elles pululent dans le film. Première séquence : Londres est bombardé. La petite famille Pevensie court se réfugier dans son abri mais Edmund désobéit et retourne dans la maison. Peter, héroïque, va rechercher son petit frère qui ne voulait que la photo de son gentil papa ! Voilà pourquoi il est méchant : la figure paternelle est absente ! De bons sentiments rajoutés qui font outrage au livre, tout comme la séquence du quai de la gare (qui a des airs de parodie de celle de "Au revoir les enfants"!), avec force violons et larmes. Fort heureusement, la musique se pare d'un petit fond électro et d'heavenly voices délicieuses par la suite.
Quant à Aslan et à la sorcière blanche, notons tout de même qu'ils sont très réussis. Le lion est d'une beauté époustouflante et la reine est interprétée à merveille par Tilda Swinton qui a travaillé à ses costumes et sa coiffure pour rendre son personnage explosif, peu méchant toutefois.

En bref, reste de ce film insupportablement commercial une jolie histoire et de beaux paysages, c'est tout. Le film est comme le best-seller : médiocre. Un conseil : ne lisez surtout pas le livre avant ou l'ennui pointera le bout de son nez...




Anticipation des commentaires : "tu ne t'es pas laissée porter par l'histoire..." Forcément, je la connaissais ! J'ai eu du mal à retrouver mon âme d'enfant devant cette grande aventure, et je le regrette quelque part. Mais je persiste : mauvais.

# Posté le jeudi 05 janvier 2006 12:27

Modifié le mardi 12 juin 2007 14:49

Commentaire (2)

Ca va devenir une habitude de réagir aux commentaires...

Tout d'abord, j'aimerais éclaircir les choses à propos de Daniel Radcliffe. Je ne fais qu'exprimer ici une opinion personnelle, qui peut paraître trop sévère. Je dois avouer que dans mon ardeur, je n'ai écrit que les points négatifs : ça s'appelle la satire. Et j'ai dû sur ce point ne pas assez mettre en valeur le fond vert qui est une des raisons du jeu parfois faux de "Danieeeeeeel" (navrée, je ne peux pas m'en empêcher). Je persiste donc à dire que Daniel Radcliffe est très limite sur les scènes d'émotion et autres ; en revanche, il est vrai qu'il a acquis du naturel dans les scènes simplistes. D'ailleurs, si sa prestation avait été nullissime, je n'aurais pas autant aimé le film (il faut être cohérent). Je tiens simplement à contrebalancer les groupies du mignonnet jeune acteur.
Et non, je ne me prends pas pour le nombril du monde.


Autre point : mon top 20 et mon top flop 2005. Ils sont parfaitement contestables, et moi-même je m'inquiète de mes goûts cinématographiques : pourquoi n'ai-je pas aimé "de battre mon coeur s'est arrêté au point de le mettre dans mon top 20 ? Pourquoi n'ai-je pas aimé "la moustache"? Et que font "H2G2" et "Wallace et Gromit" dans mon top 20 ??? De vraies puissances comiques, sans prétention autre. Il me faudrait donc renommer ces catégories : mes films préférés de l'année et mes pires films. Question de goûts. D'où le commentaire juste de Michael.

Quant à la rubrique "critiquons un chef-d'oeuvre", c'est de la vraie provocation. Qu'importe. Elle est faite pour recevoir les pires réactions ! Et quand je critique un chef-d'oeuvre, je fais part sans le montrer de mon inquiétude face à mes goûts. D'ailleurs, un jour peut-être, apparaîtra "Mulholland drive" dans cette critique. Du foutage de gueule de descendre un tel chef-d'oeuvre, non?

Allez ! Défoulez-vous ! Pas de censure (sauf les pubs! grrrr!)

# Posté le jeudi 05 janvier 2006 11:39

Moulin Rouge

Il y a peu de temps, ce film serait entré dans la rubrique "critiquons un chef-d'oeuvre". Me voilà désormais plus avertie sur le cinéma de Luhrmann, et passé l'effet de surprise, mon avis est moins sévère. Avec cet ultime volet de la "trilogie du rideau rouge", Luhrmann réaliserait presque un "Roméo + Juliette" bis, étant donné que le thème est toujours le même : l'amour impossible. N'ayant rien perdu de son expérience Shakespearienne, il alterne encore comédie et tragédie. Cette fois-ci, ses amants ne sont pas deux marginaux : seul Christian est un romantique invétéré, poète incorrigible et amoureux passionné. Et c'est à ce niveau que l'on touche à la première fausse note du film : comment un bohème mielleux peut-il avoir le coup de foudre pour une star superficielle et sans âme ? Bien sûr, comme dit Shakespeare "l'amour des jeunes gens n'est pas vraiment dans le coeur, il n'est que dans les yeux",cependant le coup de foudre est peu crédible. Christian rencontre une Satine complétement folle, fermée à la poésie et prête à tout pour être une star, même à se rouler dans les coussins, à se frapper de plaisir pour des mots qu'elle ne comprend à tous les coups même pas. Une séquence ratée, à peine drôle, à des années lumière du coup de foudre suspendu des amants de Vérone. Mais une fois oublié ce passage agaçant, l'amour prend vraiment forme. Bref, encore une fois, Luhrmann n'a pas su ménager son spectateur d'entrée de jeu et commence par rater. Mais il enchaîne par la suite les réussites.
La grandiloquence semble innée chez lui, étant donné que chaque séquence va crescendo, autant dans les effets musicaux que dans les sentiments, puis que tout retombe, pour un moment de silence terrible. Prenons pour exemple ma séquence préférée : el tango de roxanne. Une musique qui commence doucement, pianissimo, puis les violons explosent. Une image pour chaque temps. La chanson est célébrissime et sied pourtant parfaitement à l'histoire : encore une relecture signée Luhrmann. Sublime séquence donc, accompagnée d'une chorégraphie magnifique (je sais de quoi je parle!). Problème : Luhrmann ne sait pas filmer la danse et ses choix se dirigent toujours vers les acteurs plutôt que vers la chorégraphie. Résultat : on ne voit rien. C'est à se demander si la chorégraphie sert à quelque chose. Au fond, une comédie musicale sans danse, c'est très décevant. En outre, oser défigurer notre Moulin Rouge national est quelque chose de difficilement pardonnable : il n'y a plus une once de français dans ce Moulin Rouge américanisé au possible, Baudelaire a dû se retourner dans sa tombe !
Avec ce troisième film, Luhrmann est plus ambitieux que jamais et se canalise parfois difficilement. Heureusement, il a le sens du drame et ses amants sont inoubliables.
Moulin Rouge

# Posté le samedi 31 décembre 2005 08:50

Modifié le mardi 12 juin 2007 14:48

Roméo + Juliette

Roméo + Juliette
J'aime tellement ce film que c'est mon sujet de TPE : "3 regards sur le mythe intemporel des amants de Vérone : le ballet de Noureïev, la comédie musicale de Robert Wise et le film de Baz Luhrmann"

Quelle idée folle que de conserver le texte original de l'oeuvre de Shakespeare dans notre monde contemporain ! Risqué mais réussi ! Luhrmann offre une relecture complète de l'oeuvre tout en restant très fidèle au caractère des personnages, hauts en couleurs, chez Lurhmann autant que chez Shakespeare. Ne choisissant que des acteurs peu connus pour une oeuvre célébrissime, il gagne le jackpot avec son Roméo, interprété par un Leonardo DiCaprio à fleur de peau, aussi beau que touchant. Le personnage en lui-même est un marginal au coeur d'artichaut, mignon jeune homme à l'âme romanesque. Sa première apparition est à son image : d'une beauté bouleversante, sous un soleil se couchant sur une plage désertée. Roméo est seul. Il se parle, il nous parle. Dans une aura de lumière, son appartition est celle d'un ange, contrastant avec la première séquence, immondice parodique du cinéma d'action, westerns en premier. Cette introduction n'épargne d'ailleurs pas le spectateur et peut facilement le dégoûter du film avant même qu'il l'ait vu. Cet art de l'excessif est propre au cinéaste, qui manie aussi bien le comique et le tragique dans toute leur puissance. Comme Shakespeare, il passe facilement d'un registre à un autre, c'est pourquoi "Roméo et Juliette" lui sied parfaitement bien. Une fois passée le choc de la première séquence, tout coule de source.
Juliette se devait aussi d'avoir une apparition digne de ce nom. Alors que toute la demeure Capulet est en effervescence, que Luhrmann traduit avec ses accélérations habituelles, Juliette prend un bain ; son joli visage est tourné vers nous, sous l'eau, en silence, dans une image presque figée. Là encore, Lurhmann joue sur le contraste : Juliette est aussi une marginale. Mais l'eau n'est pas un choix hasardeux. En effet, plus tard, lorsque Roméo s'isole du bal, il plonge son visage dans l'eau du lavabo des toilettes. L'eau est donc un élément rassurant, autant pour Roméo que pour Juliette, c'est pourquoi leur coup de foudre se déroule au travers d'un aquarium... dans les toilettes !!! Petit clin d'oeil humoristique d'un réalisateur décidément pas comme les autres. Et quand on connaît l'importance de l'eau, on comprend pourquoi Lurhmann ajoute une piscine à la fameuse scène du balcon. Scène d'anthologie, c'est certain. L'amour est moins chaste que le désirait Shakespeare et amplifié par l'érotisme de deux corps trempés. Une musique sublime, point trop mielleuse, composée par Craig Armstrong, accompagne les amants dans leur ronde amoureuse. Moment suspendu. On ne veut pas les quitter. Pourtant, il le faut bien car la nourrice pointe le bout de son nez, son accent espagnol résonnant comme une fausse note dans le romantisme de la scène. Bien entendu, c'est volontaire. Car chez Shakespeare, la nourrice est un personnage très cru, réaliste et haut en couleur qui s'exprime dans un langage familier (Shakespeare différencie les classes : il alterne prose et vers). Baz Luhrmann ajoute sa petite touche personnelle au personnage avec cet accent à couper au couteau et des costumes très... colorés ! En somme, tous les personnages passent par la retouche Luhrmann. Tybalt est le pire des méchants, déguisé en diable pour le bal, Benvolio a des manières de fillette et Frère Laurent est jardinier amateur (La pièce le permet : "il faut que je remplisse cette cage d'osier de plantes pernicieuses et de fleurs au suc précieux"!)...
Le film dure 2h, c'est peu pour une pièce aussi riche. Normal, Luhrmann aime que ça aille vite. Mais comment faire avec un texte aussi strict et beau ? Où couper ? Surtout ne pas couper de scènes entières, ce serait faire outrage à l'oeuvre originale. Alors, il faut couper les répliques redondantes au sein d'une même scène, les intercaler (ce que ne permet pas le théâtre) pour donner de l'énergie au film et faire connaître Shakespeare au public le plus large. Et de l'énergie, le réalisateur en a à revendre ! Elle devrait d'ailleurs parfois être canalisée car ses films tournent facilement au bordel ; mais dans ce foisonnement d'images, parfois presque subliminales, il y a mille choses. Des symboles, entre autres : un journal sur lequel trône en première page une photo des chefs Montaigue et Capulet se serrant la main, faisant appel à notre passé politique, un coeur rayonnant, un feu d'artifice, Roméo et Juliette s'embrassant entourés de colombes, le tout surmonté de la voix de Frère Laurence "cette union peut, par un heureux effet, changer en pure affection la rancune de vos familles." Une parfaite illustration du texte.

# Posté le samedi 31 décembre 2005 08:31

Commentaire

Voici le joli commentaire qui m'a été adressé sur l'article où j'épingle Daniel Radcliffe. Il me faut absolument répondre dans un article parce c'est vraiment très drôle :

ouais sérieu tu tait paskelui au moins c une star et toi.... Ca se voit ke ta pas vu le film il deja mieu ke ton blog!!!!!alors d'écrire conneries on se tait si on a pavu le film!ok ???????

Première étape, réécrire le commentaire en français.
Ouais sérieux, tu te tais parce que lui au moins c'est une star et toi... Ca se voit que tu n'as pas vu le film, il est déjà mieux que ton blog !!!!! Alors quand on écrit des conneries, on se tait si on n'a pas vu le film ! Ok ???????


Deuxième étape, répondre et ridiculiser :
Quels arguments dévastateurs !!! Voilà une personne qui ne connaît pas la liberté d'expression et veut bâillonner quiconque s'attaque à son amour de "Danieeeeeeeel". Qui dit star ne dit pas forcément bon acteur. Quant à mon blog, j'en suis très fière, et de toute évidence, ladite personne n'a même pas pris la peine de lire les articles, se contentant de regarder les images ou de lire l'article le plus court du blog parce que c'est celui qui correspond le plus à son niveau intellectuel. Oui, je l'ai vu le film, deux fois même. La preuve : il est dans mon top 20 de l'année. J'adore Harry Potter mais il faut bien se l'avouer : le livre n'a pas de grandes qualités littéraires (je sais de quoi je parle) et les films ne sont pas des références en matière de cinéma. Alors si cette charmante personne revient sur mon blog (ce qui m'étonnerait, "trop de lecture!"), qu'elle me laisse l'adresse de son blog, si toutefois elle en a un. Preuve que je ne restreins pas la liberté d'expression, je n'ai pas effacé son commentaire.

# Posté le vendredi 30 décembre 2005 08:50