Tout près des étoiles
Réalisé par : Nils Tavernier.
Il est normal de commencer par le meilleur de tous : le documentaire. Une référence. La vision que nous donne Nils Tavernier du monde de la danse se veut réaliste, mais le réalisateur n'en oublie pas pour autant la beauté et le rêve qui entourent l'art qu'il explore.
Filmer les coulisses de l'opéra de Paris est unique, ce monde fascinant de la perfection restant avant tout un mystère pour le grand public. Alors Nils Tavernier filme la souffrance, physique avant tout, des pieds en sang jusqu'aux blessures, des concours jusqu'à la scène, de l'amitié jusqu'à l'inimitié. C'est par l'intermédiaire des danseurs qu'il s'exprime, évitant les clichés et la voix-off dramatisante ou soporifique. La magie des images s'associe aux témoignages touchants des étoiles, sujets ou quadrilles, des plus hautes dimensions du rêve - les plus hauts grades - jusqu'à l'espoir et la désillusion de celles qui ne sont que derrière les stars. Amertume et bonheur se mêlent pour ne communiquer que la PASSION.
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Company
Réalisé par : Robert Altman
Avec : Neve Campbell, James Franco, Malcom McDowell...
Si le film de Robert Altman n'est pas le plus plaisant, il n'en est pas inintéressant pour autant. Le problème majeur réside dans le rythme, assez mal maîtrisé à cause d'une chronologie floue. Cela dit, le but étant de dépeindre la vie d'une compagnie, en l'occurence celle du Joffrey Ballet de Chicago, il est normal que le tout soit un peu décousu : les danseurs ne se consacrent pas qu'à la préparation d'un spectacle, mais de plusieurs, la troupe étant divisée, les rôles distribués selon les mérites. Ceci explique les diverses chorégraphies amenées comme un cheveu sur la soupe qui parcourent le film - magnifiques chorégraphies malgré tout, bien que peu accessibles aux détracteurs de la danse classique. Robert Altman a tout de même tenu à garder un fil conducteur avec le chorégraphe fou qui rêve de monter son ballet avec la compagnie. Ce personnage est certainement la plus grande tâche du film, car cliché, car pas drôle, car irréaliste. Un chorégraphe ne dira jamais à un danseur : "Bien, ça! Bien !", il le dira à la grande limite après la représentation. Bref, une petite déception, sans tonus qui propose cependant un joli regard sur le milieu.
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Danse ta vie (center stage)
Réalisé par : Nicholas Hytner
Avec : Amanda Schull, Zoe Saldana, Susan May Pratt...
"Danse ta vie" est tout ce qu'Hollywood a pu faire de plus outrageant et de meilleur pour la danse. En effet, le film réunit en lui seul tous les clichés de la danse : on retrouve donc l'homosexuel, l'anorexique et sa mère poule, le coureur de jupons, la rebelle... et cerise sur le gâteau, la fille passionnée mais que la nature n'a pas dotée du corps adapté qui finit par réussir par la force de sa volonté ! Agaçant. Ces clichés sont vrais, bien entendu, mais le fait de les avoir réunis ainsi en forçant le trait est terriblement blasphématoire et ne fera pas évoluer les pauvres mentalités. Voillà donc le principal défaut de "danse ta vie" : l'irréalisme total. Atteindre les plus hauts rangs sans coup de pied, ni en-dehors est véritablement impossible. L'american dream passe lorsqu'il n'est pas mis à toutes les sauces, grotesques et indigestes. Le sommet restant, à propos de ce personnage, son air abruti et cul-cul la praline, qui permet tout de même de se taper de bonnes crises de fou rire entre "anti-poufs invétérées". Malgré tout, le film se laisse regarder, encore et encore, pour la qualité de ses chorégraphies, absolument jouissives, délibérément vulgarisées pour délecter tous les publics.
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Billy Elliot
Réalisé par : Stephen Daldry
Avec : Jamie Bell, Gary Lewis, Julie Walters...
"Billy Elliot" n'est pas à proprement parler un film sur la danse classique, tout comme "million dollar baby" n'est pas un film sur la boxe. Ici, c'est la danse qui permet l'évasion et la découverte de soi dans une société en crise ; Stephen Daldry mène donc de front ces deux propos, sans forcer le contraste entre société cruelle et art merveilleux, et offre un petit bijou d'émotion. Ceci expliquant cela, l'histoire n'étant pas centrée que sur les milieux de la danse, la reconstitution qui en est faite est très mauvaise. N'allez surtout pas croire que les jeunes danseuses travaillent en tutu blanc : de toute évidence, les costumes ont été repêchés dans une boutique de déguisements pour enfants. Fort heureusement, c'est bien là le seul cliché involontaire qui dénature le monde de la danse classique car le reste est subtilement filmé. Le cliché de l'homosexualité est même mis à mal par l'intermédiaire du meilleur ami de Billy, personnage touchant et drôle à la fois, qui croit lui-même que tous les garçons qui aiment la danse classique sont gays ; il va découvrir le contraire, bien entendu. Un chef-d'oeuvre, juste et bouleversant.
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Au fond, à travers ces quatre films ne se dégage qu'une seule et même chose : la passion.
A vos commentaires...
Si vous connaissez d'autres films sur la danse classique, surtout dites-le !!