Retour sur les 10 films que j'ai vus au ciné ce mois-ci.
Le film du mois : Le secret de Brokeback Mountain
Difficile de parler de ce film, de peur de dire de grosses conneries. En sortant de la salle, le silence s'imposait : trop d'émotion. Quelle merveille ! On pourrait s'attarder sur la beauté des paysages quand on a rien d'autre à dire ! Mais il y a tant de choses dans ce film, au sujet risqué et si bien traité. Devant nos yeux, deux hommes - interprétés par messieurs Gyllenhaal et Ledger, deux beaux mâles en puissance qui prouvent qu'ils sont bien plus que cela, c'est-à-dire de bons acteurs. Deux hommes qui s'aiment qui deviennent un couple normal sous nos yeux. Homosexuels ? Ah bon ! Amants, tout simplement. Ang Lee traite son sujet avec une telle délicatesse que les esprits bornés ne s'insurgent pas contre le caractère choquant de la scène de sexe par exemple, filmée brutalement, en silence, pour ne signifier qu'une réalité, pas le début d'un drame. Pourtant, drame il y a car les conventions sociales des années 60 n'acceptent pas l'homosexualité. C'est le traditionnel obstacle de l'amour impossible, obstacle très abstrait et presque absent à l'écran : il apparaît furtivement au travers d'une histoire, d'un geste... au fond, cette barrière existe dans leur tête plutôt que face à leurs yeux. De là vient toute la délicatesse de l'émotion. Un grand mélo pas larmoyant, c'est-y pas beau ?
En espérant ne pas avoir dit de conneries...
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Lord of war
"Aujourd'hui, les plus grands marchands d'armes sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie et la Chine... Les cinq membres permanents de l'ONU." Telle est la dernière phrase du film, et pas la moindre, une phrase qui pourrait nous emmener dans une longue dissertation sur le marché des armes, ce à quoi finalement nous invite à faire le film. Avec moult répliques chocs et fines, avec un cynisme quasi permanent, Andrew Niccol frappe en plein milieu du crâne. Une bombe, quoi ! Dommage que le film tende parfois vers le cliché (pourquoi n'y a-t-il que des poufs dans le film, l'obésité n'existe plus ?) ou le misérabilisme ("regarde ce que tu fais avec tes armes !"), heureusement contrebalancés par tout le reste. Presque bombissime !
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Good night, and good luck
Beaucoup moins percutant que "lord of war", moins sensible, mais maîtrisé à merveille, "good night, and good luck" est un film passionnant pour qui veut bien se laisser prendre par la frénésie des coulisses de la télévision des années 50. George Clooney réalise un film très bien construit où images d'archives et reconstitutions se mêlent avec brio, où le héros n'est pas sacralisé puisque les retombées de ses discours ne sont que discrètement évoquées. Malgré cela, George Clooney remet en cause la responsabilité des médias sur l'opinion publique : jusqu'où faut-il aller pour défendre la vérité ? "Good night, and good luck" laisse cependant de marbre quant aux personnages, distants, et parfois inutiles (que vient faire l'histoire du couple là-dedans ?). Brillant.
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La vérité nue
Tortueux, sensuel, fascinant... "la vérité nue" est tout cela à la fois. Compliqué aussi, très compliqué et confus à ses débuts. Certains vous diront que c'est ce qui fait le brio du film, mais n'exagérons rien. De plus, le dénouement est complètement tordu, épatant, inattendu, oui mais tiré par les cheveux. C'est tout ce que l'on pourrait reprocher au film d'Atom Egoyan qui signe là une oeuvre étourdissante. Comme la gloire et ses travers, comme les personnages et leurs secrets. Chaque découverte est une victoire, aussitôt démentie par de nouvelles clés, et cela n'en finit pas. Et quand arrive le point final, on voudrait revenir en arrière et tout revoir, chaque regard des personnages, chaque détail sensiblement lié au dénouement pour comprendre. C'est comme un film de Shyamalan sans angoisse ! Bref, c'est extra !
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Un ticket pour l'espace
Une comédie hilarante, dingue et azimutée, qui ne l'assume pas toujours jusqu'au bout mais qui vaut le détour ! Mwahahah !!! Teddy le dindon !!!
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King Kong
Peter Jackson is an amazing film director who is able to captivate you during three hours, don't miss this movie !
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Je vous trouve très beau
C'est la surprise du mois; déjà mini-phénomène, le premier film d'Isabelle Mergault vaut le coup d'oeil, bien qu'il ait bel et bien des allures de premier film. Au fond, son film est plein de clichés et très naïf, mais ô suprise, on y croit ! Au départ, ce n'est qu'une comédie normale, pleine de fraîcheur, qui manque d'éclats de rire sans être excécrable. En fait, tout le début est dans la bande-annonce. Arrive Medeea Marinescu. Autant le dire tout de suite, elle irradie l'écran de son joli minois et de son accent très dépaysant, bref, elle nous donne du baume au coeur. Avec un tel soleil au milieu de notre campagne bouseuse, il est normal que Michel Blanc tombe sous le charme de la jeune roumaine, et que l'on tombe sous le charme de Michel Blanc, tragédien que l'on soupçonnait à peine. Petit à petit, "je vous trouve très beau" bascule dans la comédie romantique/dramatique remplie de bons sentiments. Bref, une comédie fleur bleue pleine de défauts, et c'est pour ça qu'on l'aime !
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Madame Henderson présente
Je viens de voir que Judi Dench est nominée à l'Oscar de la meilleure actrice. Surprenant ? Oui, puisque le film passe presque inaperçu, et non étant donné que le film repose sur les épaules de l'actrice et de son camarade masculin Bob Hoskins. Leurs joutes verbales sont absolument jouissives, si bien que dès qu'ils disparaissent de l'écran, le film perd en intérêt. Parfois, Stephen Frears se perd dans la reconstitution des tableaux du Moulin Rouge anglais et freine le rythme jusque-là enlevé qui donnait tout son charme à cette bonne comédie guillerette. Kelly Reilly sauve les quelques moments où Judi Dench et Bob Hoskins disparaissent. Plaisant mais inégal.
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Le monde de Narnia
Une bouse Disney, je crois que j'en ai assez dit >>
ici
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Gentille
Le navet 2005. Une ôde à l'ennui.
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Voilà, j'expérimente cet article, j'attends vos avis : faut-il le conserver ? Si non, que faut-il y modifier ?